Cette année encore, le Dr Nathalie Lédée était invitée à présenter ses travaux sur l’immunologie de la reproduction lors du congrès de la Société Européenne de Reproduction Humaine et d’Embryologie (ESHRE). Le 25 juin dernier elle intervenait dans la session consacrée aux échecs d’implantation sous le soleil de Copenhague.

Mieux comprendre les échecs d’implantation est primordial et c’est un sujet étudié dans le monde entier comme l’a prouvé la très grande affluence de professionnels venus de toute la planète. Le Dr Lédée nous partage ici son ressenti afin de mieux saisir l’impact de ces échecs sur les stratégies d’implantation embryonnaire et sur les parcours de PMA.

Les recommandations européennes reconnaissent l’exploration immunologique MatriceLab

Pr Bettina Toth (Autriche) a ouvert avec élégance cette journée en expliquant que la guideline sortie la semaine précédente sur la gestion des échecs d’implantation fait le point sur ce qui semble le plus mature scientifiquement à ce jour pour guider les cliniciens dans la gestion des échecs.

« Ces recommandations sont susceptibles d’évoluer dans le temps. Je ne cache pas mon plaisir, car le bilan MatriceLAB est la seule exploration immunologique qui est aujourd’hui classée en jaune ! Et comme il n’y a presque rien en vert, c’est énorme. Le test a d’ailleurs été classifié dans les tests fonctionnels de l’endomètre, ce que je trouve très adroit. »

Ce comité a beaucoup discuté, ne serait-ce que sur la définition de l’échec d’implantation, on comprend entre les lignes que les débats ont été vifs à commencer par la définition de l’échec d’implantation qui reste aujourd’hui compliquée.

Cette journée a montré combien il est difficile de gérer ces situations d’échecs d’implantation et combien il est nécessaire de faire une analyse globale prenant en compte les facteurs masculins, le mode de vie du couple, le développement des embryons, les facteurs génétiques reconnus. Autre point intéressant, cette journée nous a montré qu’il était licite d’éliminer en routine les endométrites chroniques.

Immunologie de la reproduction et accompagnement psychologique

Côté Immunologie de l’endomètre, pour la première fois l’audience semble convaincue qu’il existe un dialogue immunologique précoce essentiel à la vie et que l’endomètre a toute sa place. Autre point primordial dans la prise en charge psychologique des échecs et des parcours PMA plus globalement, il existe une absence quasi absolue d’étude et d’évaluation concernant les conséquences psychologiques de ces situations d’échecs. Pourtant, chaque échec est un événement traumatique à part entière et l’addition des échecs induit une fragilisation majeure pour tous.

Très belle intervention de Nick Macklon un peu plus tard, qui avec beaucoup de décence a expliqué comment un réel effort avait été fait pour évaluer l’intérêt du ERA test qui pour finir a été sacrifié par ses  concepteurs eux-mêmes. C’était même « une grosse surprise quand je l’ai entendu défendre le bilan immunologique utérin et la médecine personnalisée qui en découle«  confirme Nathalie Lédée. On progresse !

L’idée générale à retenir est que quand un embryon est parfait, l’endomètre a peu d’importance. Mais en infertilité, la plupart des embryons ne sont pas parfaits et c’est précisément dans ces cas que l’endomètre peut devenir un facteur déterminant.

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