Tout savoir sur l’implantation embryonnaire

L’implantation embryonnaire est l’étape cruciale qui doit permettre, lors d’une grossesse naturelle comme dans un parcours PMA, à l’embryon de poursuivre son développement dans le ventre maternel.

Les phases du
cycle menstruel

La phase menstruelle, se manifestant par les règles, est l’étape de renouvellement de l’endomètre. La partie superficielle de l’endomètre s’évacue s’il n’y a pas eu de grossesse pour se préparer au cycle d’après. La phase menstruelle est provoquée par la chute de la progestérone (produite par le corps jaune ovarien) qui signale qu’il n’y a pas eu de fécondation et prépare l’arrivée des règles afin de préparer de nouveau l’endomètre à recevoir un potentiel embryon lors de la suite du cycle.

Pour que l’endomètre soit prêt à recevoir un embryon, il faut le reconstruire en vue d’une future nidation. Les œstrogènes produits par les ovaires stimulent la croissance de l’endomètre et cette phase dure environ 14 jours (elle peut avoir une durée variable selon les femmes). On voit alors l’endomètre s’épaissir à l’échographie. Cette phase proliférative se poursuit jusqu’à l’ovulation.

La phase sécrétoire commence après l’ovulation. L’endomètre change de nature : il ne grossit plus mais se prépare à l’implantation en se chargeant en sucre en étant plus vascularisé. Un changement complet s’opère au niveau du type de cellules immunitaires qui vont peupler l’utérus. L’endomètre se prépare à une implantation potentielle lors de chaque cycle !

« Il existe une fenêtre d’implantation qui se situe en phase sécrétoire moyenne, environ une semaine après l’ovulation. Cette fenêtre dure environ 4 jours : c’est la phase ou l’endomètre attend l’embryon. Un embryon ne peut s’implanter que durant cette période que l’on appelle donc la phase de réceptivité utérine. » 

Dr Nathalie Ledee

Médecin de la reproduction et fondatrice de MatriceLab

L’approche proposée par l’immunologie de la reproduction avec le test de MatriceLab permet de mieux comprendre la réceptivité utérine afin de proposer des solutions thérapeutiques pour l’optimiser et augmenter les taux de naissances.

Le processus d’implantation ?

L’implantation embryonnaire est le phénomène qui permet à l’embryon de s’accrocher dans l’utérus. C’est l’étape la plus compliquée et aujourd’hui la plus mystérieuse du processus de reproduction humaine.

L’embryon arrive dans l’utérus quand il a environ 5 jours. Il va devoir se poser, adhérer puis envahir l’endomètre. A partir de ce moment-là, il sera nourri par l’endomètre qui s’est préparé à le recevoir. On estime que ce processus apposition-adhésion-invasion dure environ 4 jours. Une fois ces étapes passées, l’invasion continue pendant 3 mois, c’est l’étape de nidation et de formation du placenta.

Les échecs d'implantation ?

L’échec d’implantation correspond à l’absence d’accroche malgré le fait que l’embryon est bien arrivé dans l’utérus, spontanément ou après un transfert d’embryon.

Cette étape d’implantation est une étape “boîte noire” car on ne peut pas l’observer en détail. L’embryon peut avoir échoué à s’implanter :

– Car il n’a pas adhéré à la muqueuse

– Parce qu’il n’a pas réussi à envahir la muqueuse utérine

– Parce que l’embryon a arrêté son développement

On estime que plus de la moitié des embryons échouent à cette étape.

Les facteurs qui influencent les échecs d'implantation

Les facteurs qui influencent l’implantation embryonnaire sont multiples.
Ils peuvent être liés à une mauvaise qualité embryonnaire ou être liés à une mauvaise préparation de l’endomètre lui-même.

La qualité embryonnaire est très affectée par l’âge maternel. En effet, jusqu’à son éclosion pour s’implanter, l’embryon se développe dans l’ovocyte qui lui apporte toute sa nutrition et son énergie en plus du capital génétique du père et de la mère qui ont fusionné.
Un embryon est toujours génétiquement différent de sa mère (du fait des gènes du père), l’implantation est donc en quelque sorte une greffe ou plutôt une symbiose.

Pour que l’embryon s’implante, l’endomètre doit être d’épaisseur suffisante (plus de 7 mm) et s’être préparé pour non seulement tolérer l’embryon mais plus encore le nourrir et le faire croitre. Une réaction immunologique unique à lieu durant cette période afin de permettre l’accueil de l’embryon.

Pour que l’embryon adhère, il faut que l’utérus qui était recouvert d’une couche antiadhésive devienne adhésif. Puis lors de l’invasion, l’endomètre devra reconnaître l’embryon comme une entité de son espèce et se mettre à le nourrir et le protéger. Si cette réaction ne fonctionne pas, à n’importe quelle étape du processus, l’embryon ne s’implantera pas ou échouera sa nidation (fausse couche).

Les complications de l'implantation embryonnaire

La complication la plus fréquente de l’implantation survient quand l’embryon ne s’implante pas dans l’utérus mais ailleurs, le plus souvent au niveau des trompes (qui conduit théoriquement l’embryon dans l’utérus). On parle alors de grossesse extra-utérine. L’embryon se développe, mais son invasion n’est pas contrôlée par l’endomètre. Il pénètre alors la trompe jusqu’au vaisseaux, ce qui peut provoquer une hémorragie.

Une autre complication potentielle est les grossesses multiples. Plusieurs embryons s’implantent en même temps le plus souvent suite à une ovulation multiple (après stimulation ovarienne) ayant généré plusieurs embryons. En fécondation in Vitro, on contrôle le nombre d’embryons replacés, ce qui n’est pas le cas en cas de stimulation ovarienne non surveillée.

Une fausse couche est une implantation réussie mais une nidation qui a échoué. Les causes de fausses couches sont elles aussi multiples (utérines, génétiques, auto-immunes ou immunologiques).

MatriceLab aide à améliorer le processus d’implantation embryonnaire

MatriceLab propose un test immunologique sur l’endomètre au moment où il est théoriquement prêt à recevoir un embryon. L’objectif : documenter si son état permettra l’implantation. On évalue s’il sera prêt à l’adhésion et si la réaction immunologique qui doit se produire est adaptée pour permettre l’invasion sans rejet

Ce test est particulièrement intéressant en cas d’échec d’implantation ou de fausses couches répétées et inexpliquées. Notre but est de repérer l’étape précise qui pose problème afin de proposer une personnalisation du soin pour que la prochaine tentative soit un succès.

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