Au contact des patientes au quotidien, toute l’équipe MatriceLab en a conscience : le tarif du test est aujourd’hui un frein économique important. Les études cliniques nécessaires à l’obtention du remboursement ont bien avancé ces 18 derniers mois et nous espérons pouvoir publier très prochainement les très bons chiffres du Programme Hospitalier de Recherche Clinique (PHRC) mené en France.
Ce programme de recherche est une pierre angulaire du dossier qui sera soumis à la Haute Autorité de Santé (HAS) pour obtenir le remboursement du test pour les patientes et les couples dans leurs parcours d’AMP.
L’incontournable bilan initial avec profil immunitaire utérin
Grâce à l’analyse de biomarqueurs identifiés (et publiés scientifiquement) par l’équipe du Dr Nathalie Lédée et de Marie Petitbarat, le test MatriceLab permet de dresser un profil immunitaire utérin pour comprendre les échecs d’implantation embryonnaire et les fausses couches à répétition. Cette première phase nécessite la réalisation d’une biopsie par le médecin de la reproduction avec un kit fourni par le laboratoire, puis un envoi et une analyse réalisée par les équipes MatriceLab.
Ce bilan initial détecte les dérégulations éventuelles de l’activité immunitaire de l’endomètre qui conduisent aux échecs d’implantation ou aux fausses couches répétées inexpliquées. L’endomètre n’est pas prêt à recevoir l’embryon, et une cause est enfin identifiée grâce à l’immunologie. Afin de préparer au mieux l’endomètre à recevoir le prochain embryon, un traitement personnalisé est alors proposé à la patiente pour maximiser ses chances de succès.
Une personnalisation du soin en vue de la prochaine tentative d’implantation
Le bilan sous thérapeutique est un bilan de contrôle réalisé suite au bilan initial afin d’évaluer l’efficacité du traitement proposé. Si les résultats de ce bilan sous thérapeutique ne permettent pas de rétablir l’équilibre immunitaire alors nous proposons une adaptation du traitement. Pour maximiser les taux de succès des patientes, nous avons fait le choix fort de faire passer ce bilan sous thérapeutique de 416€ à 300€.
“Dans certains cas, cela évite donc un échec d’implantation car la patiente ne répond pas ou pas suffisamment au traitement initial suggéré. D’après les résultats de notre article publié en 2020 dans lequel nous avons comparé des patientes en suractivation ou profil mixte ayant réalisé un test sous thérapeutique (150 patientes) par rapport à celles n’en n’ayant pas réalisé (814), les taux de grossesse sont significativement plus élevé chez les patients ayant fait ce bilan contrôle (on passe de 39.9% sans bilan à 51% avec bilan thérapeutique)”, précise Marie Petitbarat, co-fondatrice de MatriceLab.
Le Dr Nathalie Lédée va plus loin, pour elle “s’arrêter au milieu de la démarche expose les patientes à un nouvel échec ou à une fausse-couche quand les traitements ne normalisent pas, ou pas suffisamment, le problème. Nous travaillons beaucoup pour trouver des nouveaux marqueurs ou identifier des profils spécifiques qui attesteraient d’une résistance ou sensibilité aux divers thérapeutiques, (et donc qui éviterait ce test) mais nous n’en sommes qu’au début de cette nouvelle phase de recherche”.
Au-delà de l’augmentation du bilan initial lié à des augmentations conjoncturelles indépendantes de la volonté du laboratoire, faire baisser le tarif des bilans sous thérapeutique de 30% est un geste fort pour les patientes, en attendant le remboursement par la Caisse Nationale d’Assurance Maladie.