Événement traumatisant, la fausse couche est la perte du foetus avant la 20e semaine de grossesse mais le plus souvent au premier trimestre. Des douleurs et un saignement peuvent alerter la femme enceinte de la survenue de cette fausse couche qui, par définition, implique l’arrêt de l’activité cardiaque du foetus. Nous observons des fausses couches dans environ 25% de l’ensemble des grossesses débutantes, elles seront dites répétées dans 5% des cas. On parle de fausse couche répétées à partir de 2 fausses couches consécutives avant 40 ans. C’est à partir de là que des explorations complémentaires sont nécessaires. 

Malgré l’avancée de la recherche, 50% des fausses couches répétées restent aujourd’hui inexpliquées. L’immunologie de la reproduction permet de chercher et trouver des explications, et des réponses personnalisées pour accompagner les femmes subissant des fausses couches à répétition.

La prise en charge psychologique des femmes et des couples est totalement indispensable car toute fausse couche est un événement douloureux et l’accompagnement est fondamental.

Anomalies génétiques,  hormonales, auto-immunes ou utérines pour les fausses couches à répétition

Les causes sont multiples et d’origines variées. Les fausses couches récurrentes peuvent être le résultat d’anomalies chromosomiques chez la mère, le père, ou le fœtus. Les anomalies génétiques pourraient provoquer jusqu’à 50% des fausses couches. Néanmoins plus une femme fait des fausses couches moins la cause d’une erreur génétique survenue par malchance est à retenir. Certaines anomalies du sperme peuvent également faire augmenter le risque de fausse couche.

Des tests sanguins pour caryotype du couple peuvent être menés pour identifier ces anomalies et identifier la translocation équilibrée chez l’un ou l’autre des partenaires.

L’âge maternel est un facteur important entraînant des anomalies génétiques chez le foetus car le nombre d’ovocytes anormaux augmentent drastiquement après 38 ans..

Des anomalies endocriniennes sont également responsables de la perte prématurée du fœtus. Des déséquilibres hormonaux peuvent affecter le déroulement de la grossesse notamment en cas de désordre thyroïdien, d’hyperprolactinémie ou d’insuffisance ovarienne.

D’autres causes sont à chercher du côté du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), d’une réserve ovarienne basse ou de désordres de coagulation ou des problèmes auto-immuns comme  comme le syndrome des antiphospholipides ou un lupus.

Il est également important de vérifier l’intégrité de l’anatomie utérine afin de vérifier l’absence de polypes ou fibromes utérins ou des problèmes de croissance de la muqueuse utérine.

L’impact de l’environnement de la femme enceinte est également à prendre en compte : l’alimentation, le stress, l’âge, et l’exposition à certaines substances. La recherche avance pour mieux comprendre l’impact de ces éléments.

Les promesses de l’immunologie de la reproduction pour un traitement personnalisé

Pour tenter de mieux comprendre les fausses couches inexpliquées (la grande majorité des cas encore aujourd’hui), l’immunologie est une approche étudiée par le Dr Nathalie Lédée et ses équipes depuis de nombreuses années. Le principe : mieux comprendre l’environnement utérin en établissant un profil immunitaire de l’endomètre pour proposer des traitements personnalisés. 

Ce profil, réalisé grâce au test PCT/EP2013/065355 conçu et breveté par MatriceLab, permet de mieux comprendre les fausses couches inexpliquées et de proposer des traitements pour favoriser le bon déroulement de la grossesse suivante. En dosant  des biomarqueurs précis grâce à un test RT-PCR réalisé à partir d’une biopsie d’endomètre réalisée en consultation, on cherche le mécanisme de la fausse couche (des mécanismes de nutrition de l’embryon insuffisant ? Une réaction immunitaire de rejet ?), MatriceLab retrouve une cause dans 75% des infertilités dites inexpliquées et peut ainsi  proposer des options thérapeutiques pour optimiser le taux de succès de la prochaine tentative.

Une étude dédiée aux femmes ayant subi des fausses couches  a permis de montrer que la mise en évidence d’une dérégulation utérine avec personnalisation du soin en fonction multipliait par 3 les grossesses vivantes dans les 6 mois qui suivent le diagnostic.

“Nous avons fait le choix de faire le test après plusieurs fausses couches où le cœur s’arrêtait, plusieurs échecs et le décès de notre fille du à une mort foetale in utero.

Sans surprise j’étais en suractivation cela m’a rassuré car je sentais qu’il y avait un souci. Nous avons repris la PMA et aujourd’hui notre bébé arc-en-ciel est né le jour de Noël

Cindy C.

Le test diagnostic permettant de dresser ce profil immunitaire de l’endomètre est très prometteur pour comprendre la cause de 75% des fausses couches jusque-là inexpliquées. Les recommandations personnalisées fournies grâce à l’identification du mécanisme immunologique donnent un nouvel espoir aux couples qui étaient aujourd’hui en échec, démunis face à l’incapacité d’expliquer et donc de comprendre et d’avancer.

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