Parcours PMA : tout ce qu’il faut savoir avant de se lancer

La Procréation Médicalement Assistée (PMA), que l’on appelait aussi Assistance Médicale à la Procréation (AMP), représente l’ensemble des actes et traitements disponibles en vue d’obtenir un enfant.

Cela recouvre les traitements de stimulation ovarienne, les inséminations intra-utérines de spermatozoïdes et les fécondations in vitro avec ou sans micro injection de spermatozoïdes (ICSI). Ces techniques de procréation assistée peuvent être mises en place avec les gamètes des futurs parents ou avec des gamètes donneurs.

Ces traitements s’adressent aux couples infertiles, aux femmes seules et aux couples de femmes du fait du recours nécessaire à un donneur pour les spermatozoïdes nécessaires à la procréation.

Qui peut bénéficier de la PMA ?

La France est un des seuls pays au monde qui remboursent à 100% les actes de Procréation Médicalement Assistée jusqu’à 43 ans.

Depuis peu, les femmes seules et les couples de femmes peuvent bénéficier de la PMA dans leurs projets de vie.

PMA avec tiers donneur

Pour que la PMA soit possible pour les femmes seules et les couples de femmes, il est nécessaire de se voir attribuer des paillettes de sperme semi-anonyme. Cette démarche dure 12 à 18 mois.

La première étape est de prendre rendez- vous auprès du CECOS (centre d’étude et de conservation du sperme, cecos.org) avec une lettre de son gynécologue. Une consultation médicale recueillera les informations relatives à la demande, confirmera la nécessité de recours à un don de sperme, évaluera le risque cumulatif pour la femme receveuse et notera les caractéristiques physiques de la demandeuse (ethnie, couleur des cheveux et des yeux).

Si l’indication et la demande sont confirmées, une consultation auprès d’un/e psychologue ou psychiatre sera faite au niveau du CECOS, et le couple ou la femme seule devra entamer des démarches auprès d’un notaire. En parallèle, le/la gynécologue spécialisé(e) en PMA commencera de son côté à préparer la FIV (dosage hormonaux, sérologie, état utérin).

Ces démarches aboutissent à l’attribution de paillettes selon les critères d’appariements physiques, les facteurs de risque génétique et les groupes sanguins. La prise en charge effective peut alors commencer.

Quand consulter un centre PMA ?

La définition OMS de l’infertilité est aujourd’hui bien connue : l’infertilité est une affection du système reproducteur masculin ou féminin définie par l’impossibilité d’aboutir à une grossesse après 12 mois ou plus de rapports sexuels non protégés réguliers.

Il est donc nécessaire de consulter en l’absence de grossesse au bout d’un an, et plus rapidement en cas d’antécédents médicaux ou chirurgicaux ayant pu affecter la fertilité, ou si le recours à des paillettes de donneur est nécessaire (pour les femmes seules ou les couples de femmes par exemple). Nous conseillons aux femmes de plus de 35 ans de consulter dès 6 mois.

Échangez avec votre gynécologue qui sera à même de vous guider pour trouver les professionnels près de chez vous pour un accompagnement complet et une prise en charge de qualité.

Infertilité féminine et masculine

L’infertilité féminine peut être due à une insuffisance ovarienne, une endométriose, un syndrome des ovaires polykystiques ou des troubles ovulatoires, une obturation des trompes, une pathologie utérine, des fausses couches à répétition.

L’infertilité masculine peut être liée à une absence de spermatozoïdes (azoospermie) ou à une diminution du nombre et/ou de la mobilité et/ou des formes normales de spermatozoïdes (oligo-astheno-teratospermie)

Les étapes du processus PMA

Le parcours de PMA commence par une étape diagnostic avec le bilan infertilité.

De nombreuses techniques et étapes peuvent ensuite jalonner votre parcours selon les résultats du premier bilan et les éventuels examens complémentaires au cours des mois, votre équipe PMA vous accompagnera au mieux pour réussir l’implantation et mener à bien votre projet bébé.

Le premier rendez-vous détaille vos antécédents médicaux, chirurgicaux, obstétricaux, familiaux pour chaque membre du couple, le poids et la taille de chacun, l’exposition à des polluants (tabac, autres), vos professions, la durée de l’infertilité. Ce premier échange permet de mieux cerner votre projet et de mieux comprendre votre environnement familial et médical. C’est un rendez-vous incontournable pour préparer le bilan complet qui aboutira ensuite au plan d’accompagnement.

Après la réalisation du bilan et de ses examens complémentaires, la seconde consultation définit elle, en fonction des résultats obtenus, la stratégie à suivre pour aboutir à une grossesse.

En cas de difficulté à définir la meilleure stratégie, des réunions multidisciplinaires regroupant des médecins, chirurgiens et biologistes spécialisés en reproduction sont souvent organisées.

L’accompagnement d’un parcours PMA nécessite de nombreuses expertises médicales et l’intervention de plusieurs spécialistes. Cette réunion de concertation permet à chacun de s’exprimer sur la base du bilan, afin de recommander une stratégie complète pour vaincre l’infertilité.
Après la réalisation du bilan et de ses examens complémentaires, la seconde consultation définit elle, en fonction des résultats obtenus, la stratégie à suivre pour aboutir à une grossesse.

Chaque centre a son organisation précise, mais il est nécessaire avant une tentative d’avoir recueilli vos papiers d’identité, vos attestations de prise en charge par la sécurité sociale, vos consentements pour l’acte de PMA choisi, vos sérologies et spermoculture à jour.

Le dossier PMA vous suivra ensuite au cours tout au long de votre parcours.

L’objectif : comprendre ce qui ne fonctionne pas bien et ce qui entraîne l’infertilité du couple.

Chez la femme, on va explorer les ovaires (dosages hormonaux, compte des follicules antraux par échographie), les trompes (hystérosalpingographie ou hyfosi) et l’utérus (échographie, hystérosonographie, hystéroscopie).

Chez l’homme, on fera un spermogramme avec un test de migration survie afin de mieux comprendre le nombre de spermatozoïdes mobiles et leurs chances de survie à 24h.

Au terme de ce bilan, le médecin définit le traitement est nécessaire et peut mettre en route la prise en charge par la sécurité sociale. Une fois la prise en charge obtenue, le médecin programme le traitement et sa surveillance pour accompagner au mieux le couple dans son parcours PME.

Les traitements médicamenteux principaux en PMA sont des hormones administrées en injection sous-cutanée le soir qui stimulent l’ovulation. Il s’agit principalement de folliculo-stimulating hormone (FSH). On va utiliser également des hormones naturelles comme les œstrogènes et de la progestérone (en ovules) pour synchroniser les cycles et soutenir la phase lutéale. Après la réalisation du bilan et de ses examens complémentaires, la seconde consultation définit elle, en fonction des résultats obtenus, la stratégie à suivre pour aboutir à une grossesse.

La composition d’une équipe PMA

Une équipe PMA est composée de médecins et de biologistes spécialisés en reproduction. Le/la médecin gynécologue prescrit le traitement de stimulation ovarienne, effectue la surveillance (monitorage) du traitement prescrit à l’aide d’échographies et de prises de sang. C’est également lui qui réalise la ponction d’ovocytes, le transfert d’embryon ou l’insémination intra-utérine, selon le traitement prescrit.

Le/la biologiste s’occupe de la préparation des spermatozoïdes après recueils, de la mise en fécondation des ovocytes, de l’éventuelle micro-injection du spermatozoïdes dans l’ovocyte puis de la surveillance et de l’évaluation des embryons avant transfert ou congélation.

Les coûts de la PMA en France

Il existe une prise en charge à 100% des traitements en France jusqu’à l’âge de 43 ans.

Sont remboursés : 6 cycles d’ inséminations intra-utérine et 4 ponctions d’ovocytes suivi de transfert d’embryon frais ou congelé (avec ses propres gamètes ou en don d’ovocytes). Dans le cas d’une grossesse avec accouchement, ce compteur est remis à zéro.

Le coût moyen d’un cycle de FIV complet pour la Sécurité sociale est estimé à environ 4100€. Ce tarif comprend :

  • Le traitement de stimulation : 1300€
  • La surveillance hormonale et échographique : 500€
  • La partie biologique : 600€
  • L’hospitalisation : 1700€

Le coût d’une insémination intra-utérine est d’environ 1000 euros

Que faire suite à plusieurs échecs en parcours FIV ?

Après plusieurs échecs en parcours de FIV, il est nécessaire d’analyser les raisons de l’échec. Le médecin va alors revoir l’ensemble du dossier pour comprendre :

Comment améliorer la qualité les embryons produits

Chez la femme, on tentera d’améliorer la stimulation ovarienne (changement de protocole ou de produit) pour recueillir plus d’ovocytes de bonne qualité. Chez l’homme, on explorera l’ensemble des facteurs pouvant améliorer la qualité des spermatozoïdes (traitement des fragmentations spermatiques augmentées, recherche de varicocèle). On reverra avec les biologistes comment améliorer les étapes de fécondation et de développement de l’embryon in Vitro (IMSI, incubateur individuel ou time-lapse).
Enfin on s’assurera que l’hystéroscopie est récente (pas de polype ou fibrome), que la thyroïde est bien équilibrée.

Comment améliorer l’implantation des embryons

Seuls 25 à 30% des embryons transférés aboutissent à une naissance.
Pour améliorer ce taux d’implantation,il est primordial de rechercher une dérégulation de l’équilibre immunologique utérin pour, d’une part, comprendre la raison de la non-implantation des embryons replacés et, surtout, pour corriger le déséquilibre et donc favoriser leur implantation.

L’objectif est d’améliorer le dialogue immunitaire qui doit s’établir entre l’embryon et l’utérus lors de l’implantation et la fabrication du placenta. La mission est non seulement d’accepter l’embryon (qui est toujours différent génétiquement de sa mère) mais aussi de le nourrir tout en le protégeant des agressions.

En comprenant le type de dérégulation, le médecin personnalise le soin, soit en activant les mécanismes locaux d’adhésion de l’embryon à l’utérus, soit en contrôlant les cellules immunitaires pour éviter un rejet.

On estime qu’au-delà de 4 embryons transférés sans grossesse, il est nécessaire de faire ce bilan. Une étude est en cours pour établir s’il n’est pas licite de proposer cette évaluation plus tôt. Les résultats seront disponibles à l’été 2023.

Se faire accompagner psychologiquement durant un parcours PMA

Un parcours PMA est forcément fragilisant pour soi-même, pour son couple, plus largement pour ses rapports aux autres. Il est nécessaire de le prendre en compte et de construire une stratégie pour ne pas s’abîmer dans le parcours. Pour certain(e) cela passera par un accompagnement psychologique, pour d’autres par la construction de voyages ou d’aventures à deux ou par un investissement dans des activités créatives. Dans tous les cas, il faut construire un projet ou bien sûr il faudra s’investir mais ou la PMA ne doit pas tout envahir. Le moyen que vous jugerez utile et qui vous fera du bien sera le bon

Conclusion :

La PMA est une option pour les couples qui rencontrent des difficultés pour avoir des enfants.

Il existe différents types de PMA avec des taux de réussite et des risques différents.
Il est important de se renseigner sur les coûts, les remboursements et les options de financement avant de se lancer dans un parcours PMA

Matrice Lab Innov'
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